dimanche 18 décembre 2011

Génération 1000 €

J'ai participé à Qui lit Quoi pour Epagine !

J'ai lu Génération 1000 €uros d'Antonio Incorvaia et Alessandro Rimassa.
 
Génération 1000 €uros, c’est une génération de jeunes – et moins jeunes – qui vivotent avec un millier d’euros par mois dans des conditions précaires. Le phénomène ne concerne pas uniquement l’Italie, pays où il est toutefois érigé en système.
Matteo fait partie de cette génération. Il travaille pour une importante boîte milanaise de marketing. Il a beau déployer ses talents, ses espoirs sont vains. À la précarité sociale s’ajoute une incertitude sentimentale, nourrie par les inégalités sociales et économiques. Car sa petite amie provient d’une famille de la bonne bourgeoisie milanaise.
La ville n’est pas anodine : Milan – cœur économique de l’Italie et berceau historique du berlusconisme – se déploie dans toute sa démesure, en particulier la nuit, à travers quelques lieux phares : la salle de gym, les bars à la décoration surfaite, les rues enveloppées de brouillard glacé. Capitale d’un système à bout de souffle...

jeudi 10 novembre 2011

Limonov



Une lecture du roman à succès Limonov, d'Emmanuel Carrère, avec Nicolas Aude (slaviste d'exception).
C'est ici.

samedi 8 octobre 2011

après le livre




La modernité se présente comme le moment où l’écriture “sort” du livre : Walter Benjamin le remarquait déjà en 1927, en observant les panneaux de publicité et les écrans de cinéma.
De nombreux exemples empruntés à l’histoire de la littérature démontrent du reste l’exiguïté du concept de livre et sa non-coïncidence avec l’écriture. En témoignent les lettres (Mme de Sévigné), les livres fragmentaires ou jamais finis (Kafka). 
Ce même raisonnement vaut pour toutes les écritures secondairement consignées à la forme livre. D’ailleurs, les manuscrits d’écrivains, dans leurs innombrables versions, repentirs et rajouts, montrent bien que l’écriture est toujours potentiellement en devenir (du moins, tel est l’avis des tenants extrêmes de la critique génétique, auxquels l’auteur fait également référence).
Retrouver l'ensemble de la critique ici.


dimanche 2 octobre 2011

Syngué Sabour


Retour sur Syngué Sabour, Pierre de patience, le roman d'Atiq Rahimi (prix Goncourt 2008). 

Il s'agit d'un roman court et dense,  à l'écriture minimale et dépouillée. Un huis clos terrifiant entre une femme et son mari dans le coma, sous fond de guerre indéfinie et totale. A. Rahimi aborde de manière frontale la religion, le rapport homme-femme.

Je l'ai lu et étudié pour les éditions Primento. Rendez-vous sur www.lepetitlitteraire.fr, qui propose de nombreuses autres fiches, études et analyses de livres français, francophones et étrangers.  




dimanche 25 septembre 2011

Bookcamp 4 Paris



Le tout nouveau labo de l'édition a hébergé le 24 septembre 2011 un évènement d'ampleur, le bookcamp. Une réunion conviviale d'auteurs, éditeurs, bibliothécaires, libraires, blogueurs, instituteurs et professeurs -- tous concernés et intéressés par le livre numérique. J'y étais pour Emue. C'était l'occasion de mettre un visage sur de nombreux sites, profils et projets que l'on voit évoluer avec intérêt depuis bientôt six mois. Quatre série d'ateliers en parallèle se sont échelonnés tout au long de la journée.  

1. Le livre scolaire et parascolaire (je citais les excellents Primento) questionne par sa mise en place pratique dans la classe. Ses possibilités sont grandes (on se prend à rêver à un manuel interactif, participatif, etc.), mais la réalité est loin d'être aussi rose. On entend les réticences professorales, sans parler de l'Education Nationale... Comment synchroniser une classe chahuteuse ? A l'heure où certaines universités parisiennes possèdent un ou deux postes de télévision par établissement, une nécessité d'investissement sérieux s'impose, ce qui n'est pas, semble-t-il, dans l'air du temps... En revanche, les étudiants favorisés ou les profs, eux, sont déjà en quête de matériel et de contenus -- grâce à leur équipement personnel, bien sûr. Egalement très présentes, les questions de copyright et de droit d'auteur. 

2. Le livre jeunesse déjà tenté par l'aspect ludique et multimédia peut saisir  (en voir un joli exemple chez la Souris Qui Raconte). Chez Bayard, en revanche, l'heure est plutôt à la transposition : les maquettes du fameux J'aime lire se déclinent en numérique en gardant une certaine fixité ; mais le savoir-faire d'années d'expériences papier est-il transposable tel quel en numérique ? Le débat reste ouvert. Les projets vont tout aussi loin : trans-média, participation, socialisation, tout est bon pour convaincre l'enfant (et le parent) qu'un écran, ça peut servir à lire ! 

3. Animé par Bayard (décidément très impliqués, parmi les seuls éditeurs d'abord papier à avoir osé le bookcamp) le troisième atelier jouait se proposait de définir les grands types de livres et à les associer à leur possible modèle économique... Si le typologies prolifèrent à l'infini, reste à voir comment les monétiser (option retenue : mettre tout gratuit et laisser à la générosité des internautes appuyer sur donate avec Paypal.) 

4. Enfin, au bout de la chaîne du livre, il ne faut pas oublier les libraires : comment évolue leur métier ? Projection en 2050, plusieurs scénario sont possibles : catastrophe totale, toutes les libraires ont fermées ; emportés par la récession - et quelque peu déprimés - nous imprimerons nos baskets sans sortir de chez nous (!). Autre possibilité : les surfaces immenses pour le moment occupées par les grands magasins culturels sont transformés en parc à thèmes...  Sans glisser dans le pronostic on imagine bien un libraire hautement spécialisé, fortement prescriptif, chargé de produire des contenus et de mettre en avant un fond immense et dématérialisé. (Clin d'oeil à ePagine et à leur blog).

A suivre -- avant 2050 -- au prochain bookcamp ou avant... et un grand merci à tous ceux qui l'ont organisé !


jeudi 22 septembre 2011

De Minuit à Adelphi

Les éditions de Minuit surprenaient en septembre en inaugurant leur catalogue numérique. En Italie,  où le développement de l'ebook est plus timide, Adelphi - maison historique d'édition s'il en est - a fait également le grand saut. Outre d'importants auteurs italiens comme Sciascia, Adelphi publie des traductions mémorable d'auteurs allemands ou du Mittel-Europa, entre autres (Roth, Schnitzler, Marai...). 

Doppio sogno - Doppel Traum de Schnitzler.

lundi 19 septembre 2011

French books on the move (in "true Asterix fashion")



Article co-écrit avec l'équipe Emue, sur la rentrée littéraire numérique, initialement publié sur Futurebook.

This year the French literary season began in earnest on the 31st of August with some revolutionary news: e-books are here to stay !
In true Asterix fashion and for the first time in France’s publishing history, a group of twenty-three key players gathered under the ‘Une Autre Rentrée Littéraire’  banner to offer an e-alternative to the rather short-sighted and e-bookphobe St Germain-des-Prés.
Many e-book publishers have emerged in France in the last few years with a wide range of exciting titles and small price tags. Having previously been mocked, this ‘new wave’ is now being emulated, with a certain amount of cynicism, by France’s publishing elite...
(la suite ici)